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Ecophyto 2018 : la révolution des espaces verts

By-Id > Presse spécialisée  > Ecophyto 2018 : la révolution des espaces verts
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Ecophyto 2018 : la révolution des espaces verts

Des campagnes ordonnées comme des villes, des jardins organisés comme des casernes, les produits phytosanitaires (ou phytopharmaceutiques) veillent au grain. Mais à force d’ordonner la nature, la nature ne se dérègle-t-elle pas ??? Pesticides dans nos assiettes, eau non potable, cancers des agriculteurs, accidents domestiques, la note est salée. Et pourtant, de nous-même, changeons-nous nos pratiques ? La loi Ecophyto 2018 devrait nous y aider.

 

L’objectif de ce plan est la diminution de 50% des produits phytosanitaires entre 2008 et 2018. Les acteurs concernés se divisent en 4 catégories :

  • Les exploitations agricoles ;
  • Les travaux et services ;
  • Les distributeurs de produits phyto ;
  • Le conseil à l’utilisation.

 

Pour les exploitations agricoles ont été mis en place 3 axes :

Les Bulletins de Santé du Végétal (BSV) : ils fournissent aux agriculteurs et aux conseillers agricoles les données nécessaires pour limiter l’application des produits phyto aux parcelles menacées par des bio-agresseurs.

Ces bulletins favorisent l’agriculture raisonnée, l’arrêt de la systématisation des traitements, l’adaptation des produits utilisés au risque pour les cultures.

  • Le réseau de fermes DEPHY: ce sont des fermes de démonstration et d’acquisition de références réparties dans toute la France et dans toutes les filières. On y récolte des données utiles pour montrer qu’il est possible de réduire son utilisation de produits phyto et d’être économiquement viable.

Il y en a forcément une près de chez vous !

  • Le Certiphyto: Certificat individuel délivré à la suite d’une formation obligatoire de 2 jours sur les risques des produits et les méthodes alternatives. Le Certiphyto se décline en deux versions : d’une part pour le décideur de l’exploitation agricole, d’autre part pour l’opérateur.

Pour les professionnels non agricoles (paysagistes, collectivités, cimetières, jardins, zoos,….), 2 obligations :

  • Le certiphytopour tous les décideurs et tous les opérateurs.
  • L’agrément des établissements: l’établissement doit se faire certifier par un organisme habilité. Cette certification se fait selon un référentiel défini dans les arrêtés du 25/11/11. La démarche est comparable à une certification OHSAS 18001 et peut parfaitement s’y intégrer.

Les modalités d’obtention des certiphytos et leur durée de validité dépendent du secteur et de la fonction de la personne certifiée :

Décideur : toute personne qui choisit et achète les produits, qui planifie l’activité, qui décide des outils et de leur utilisation.

Opérateur : toute personne qui manipule ou utilise les produits phytosanitaires.

Modalités d’obtention du certiphyto

Les lycées agricoles ont ainsi un nouveau public, parfois néophyte.

Avec la limitation d’utilisation des produits phytosanitaires fleurit un regain d’intérêt pour les méthodes alternatives :

–          Désherbage mécanique ou thermique

–          Utilisation d’auxiliaires : coccinelles, mouches tachinaires, chrysopes,…

–          Pièges mécaniques contre les rongeurs, filets de protection, glues…

–          Nichoirs pour favoriser la présence d’oiseaux mangeurs d’insectes

–          Variétés rustiques plus résistantes

–          …

Les rayons d’outils, de produits bio et de larves en sachets grandissent ainsi d’année et année dans les jardineries.

 

Néanmoins, les risques des méthodes alternatives ont-ils tous été bien analysés ?

On a pu constater il y a quelques temps la prolifération incontrôlée des coccinelles asiatiques qui avaient été introduites pour mener la vie dure aux pucerons. Qu’en sera-t-il de l’introduction massive de nématodes dans les massifs, du développement des chrysopes,… ? Il paraît urgent de lancer des campagnes de recherche sur ces sujets. La solution idéale paraît être dans l’équilibre, la raison et … la prudence…

 

Envie d’approfondir ces informations ? Vous pourrez trouver grand nombre de renseignements sur le site agriculture.gouv.fr

Pour les particuliers, la révolution sera difficile… : la loi Labbé du 6 février 2014 prévoit l’interdiction de mise sur le marché de produits phytosanitaires pour les particuliers à partir du 1er janvier 2022. D’ici là, apprenons à jardiner différemment !

Delphine BAILLY

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